L'économiste, Edition du 23/10/2008
La ville a du mal à gérer les défis de son gigantisme. Ses habitants, ses entreprises ne cachent pas leur amertume face à un développement chaotique. Jamais les automobilistes de la métropole
n’ont autant pesté qu’en cette année devant l’asphyxie ininterrompue de ses artères.
Et dans ce qui semble être une jungle urbaine, les intempéries, les parcs de véhicules (300.000 par jour), les impératifs de croissance n’expliquent pas tout. Il y a incontestablement un gisement
de… gaspillages et d’incompétences qu’il faut finir par combler. Les services publics n’ont pas été en mesure jusque-là d’accompagner le mouvement. Si bien que certaines insuffisances font
ressembler Casablanca au bourg qu’elle était au XIXe siècle. La transformation d’une ville est toujours un processus difficile. Mais peut-on pour autant faire l’économie de la mise à niveau, se
satisfaire d’un ingrat statut de «poumon économique et financier du pays» sans exigences de contrepartie pour ses hommes et ses femmes, à qui l’on doit au moins un cadre agréable pour y vivre et
travailler?
Dans cette ville où l’immeuble de luxe peut côtoyer le bidonville, les contradictions, les incohérences sont flagrantes. Visiblement le problème numéro un reste le transport collectif,
aujourd’hui facteur d’exclusion, de sous-productivité, de pollution, d’insécurité et d’anarchie par la même occasion.
Aujourd’hui, il y a une volonté de placer la ville au rang de grandes métropoles internationales. Le fait que le Souverain en personne se soit emparé du dossier, avec des exigences d’échéanciers,
est un signal fort sur son urgence. Le calendrier c’est un peu ce qui manquait à ce chantier qui a multiplié jusque-là promesses de «schémas directeurs», de «plans d’aménagements» mais sans
grands résultats.
Mohamed BENABID
Par Fouad Riane
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Une belle chanson sur les « heraghas » morts en mer. Des paroles vraies et recherchées, un sujet brûlant d'actualité, un
rythme mélancolique et une voix affectée qui renvoie toute la tristesse vécue par des familles qui perdent les leurs, partis à la quête de l’Eldorado.
Avec sa guitare, Yasser interprète, en dialecte marocain, une chanson sur les jeunes qui traversent la Méditerrannée
pour immigrer vers l'Europe en toute clandestinité (les "heragas" dans le jargon). La chanson décrit les sentiments de tristesse et de chagrin qui déchire une maman à qui on vient
d'annoncer que son fils a péri dans la traversée et qui veut bien croire qu'un jour son enfant reviendra vivant. C'est toute la douleur de ceux qui restent après la perte d'un être cher qui est
relaté dans les textes de cette chanson.
Pour celles et ceux qui ne connaissaient pas Yasser
Tahiri, il est philosophe, professeur, auteur, compositeur et interprète. Il a dans son répertoire plusieurs autres chansons en arabe et français, parlant de femmes soumises et
révoltées, de réconciliation (entre peuples), de révolution qui ne se fera pas de changement drastique, de sociétés, de ses exploitants et de ses exploités, de désillusion de clandestins arrivés
en Europe au péril de leur vie et de l'amour.
Seuls quelques privilégiés ont eu le plaisir
d’écouter ces chansons et que nous espérons découvrir bientôt sur Youtube. A quand l’artiste ?
Par Fouad Riane
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Le savoir-faire casablancais attire. Des responsables des systèmes d’information (SI) de quelques pays subsahariens ont fait le déplacement à
la capitale économique. Objectif, s’initier aux dernières innovations en matière de SI. Principes d’un SI moderne, technologies et management sont les modules les plus recherchés par les
gestionnaires africains des systèmes d’information. Mais, la sécurité des SI constitue de loin l’exigence première des entreprises subsahariennes. «Nous voulons donner un sens opérationnel à la
coopération Sud/Sud. C’est pour cela que nous avions organisé une université africaine des SI à Casablanca en vue d’échanger entre les pays de la rive sud», indique Alioune Gueye, PDG du groupe
Afrique Challenge. Plusieurs responsables d’entreprises et organismes publics des pays africains ont pris part à cette première édition de l’université africaine des SI. Leurs attentes sont
diverses. Du coup, le secteur des SI représente un domaine à fort potentiel de partenariat entre le Maroc et autres pays subsahariens. D’ailleurs les initiateurs du projet comptent inscrire dans
la durée leur coopération pour cibler d’autres secteurs des SI pour les prochaines éditons. La demande est énorme. Les entreprises du Sénégal sont intéressées par la conception et le management
des SIG (systèmes d’information géographique). Pour le Gabon, le chef de division Support technique à la CNSS affirme que «la mise en place d’un système d’information est effectuée à 80%. Le
souci est d’arriver à gérer les problèmes qui ne relèvent pas de la technique mais des domaines sociaux d’un environnement complexe où les compétences arrivent de partout». La téléphonie mobile
est aussi au centre d’intérêt du Gabon. Le pays structure son SI. «Nous voulons profiter des autres expériences et conceptions. Nous avons des problèmes en termes de normes, de méthodes et je
veux acquérir les outils opérationnels», note un responsable du SI. Le Niger a un territoire très vaste et la couverture en termes de télécommunications n’est pas chose aisée. Les participants
nigériens à cette université africaine veulent bénéficier de l’expérience marocaine et celles des autres pays. Mais tous les participants ont insisté sur le thème de la sécurité des SI qui
constitue un souci pour tous les participants. L’interconnexion des SI et de l’intelligence économique ainsi que les bonnes pratiques de gestion des SI sont les autres exigences. La prochaine
édition de l’université africaine des SI leur sera consacrée.
L'économiste. Edition du 05/08/08
Par Fouad Riane
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L’éditeur SAP a monté l’initiative University Alliance Programme (UAP) pour former de nouveaux virtuoses des
ERP. Cette initiative vise à faciliter la diffusion d’un enseignement théorique et pratique sur les progiciels de gestion (ERP) auprès des étudiants et des formateurs. L’objectif est de
contribuer à la formation de gestionnaires et d’informaticiens sur ses produits et favoriser l’accès des futurs cadres à ces systèmes.
De nombreux établissements universitaires et d'enseignement supérieur sont aujourd’hui partenaires de SAP dans le cadre de leurs cursus de formation ou de leurs projets de recherche. L'éditeur
SAP propose aux facultés et grandes écoles un programme pour utiliser ses produits dans leurs cours. L'objectif pour lui est d'éduquer à l’ERP et de former les compétences SAP de demain. Pour les
écoles et universités partenaires, il s'agit d'apporter un apprentissage complémentaire aux étudiants
L'enjeu pédagogique est aussi de réfléchir à un projet qui leur permet de se dégager du PGI pour n'en faire qu'un support et non pas de former les étudiants à la logique de gestion qu'il suggère,
ni en faire sa promotion.
La Haute Ecole Spécialisée Suisse du Valais (HES-SO) exploite et entretient en collaboration avec SAP Suisse un système SAP Enterprise Core Components, SAP NetWeaver et Business
One opérationnel. Elle a développé un Centre de Compétence Francophone (SAP UCC : University Competence Center) qui offre à ses partenaires l'accès à ces systèmes, ainsi qu'un support pour la
formation initiale et continue depuis 1998.
Le réseau SAP UCC de HES-SO intègre plusieurs partenaires issus de suisse, Autriche, France et Maroc. Les membres peuvent se connecter en permanence sur des systèmes pré-paramétrés et de
développer leurs propres modules de formation (accès 7 j sur 7 et 24 h sur 24 pour les professeurs et les étudiants). Ce programme permet un véritable partage des connaissances entre universités
et écoles.
Par Fouad Riane
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A l’initiative d’une poignée d’étudiants des FUCaM, un Comité de
coopération au développement « Partenariat Sud » a été créé en novembre 2003. Les objectifs principaux sont l’éducation au développement sur le campus de l’université ainsi que le
financement d’un projet concret au Sud.
Pour ce faire, le milieu estudiantin est sensibilisé, via les petits déjeuners « made in dignity », via l’organisation de pièces de théâtre engagées, via des
conférences sur les problématiques du monde, ou encore l’organisation du désormais traditionnel Marché de Noël Alternatif ; mais également tout citoyen, via les mêmes mécanismes que
pour le milieu estudiantin étant donné qu’une large publicité sera organisée dans la région de Mons.
Un rendez-vous
de l'émission DUO avec des jeunes de Mons et de Valenciennes met l’accent sur les jeunes engagés dans des projets sociaux ou humanitaires, en Belgique, en France ou au Maroc. Les jeunes qui
militent pour la solidarité et le partenariat entre le nord et le sud.DUO leur donne la parole et ils la prennent.
Les
témoignages de ces étudiants impliqués et convaincus de leurs projets associatifs est disponibles sur le site notele.be
Par Fouad Riane
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